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Malgré les progrès de l'homme en de nombreux domaines, les relations humaines posent toujours problème partout dans le monde. Des firmes et des agences dépensent d'énormes sommes en personnels pour promouvoir l'harmonie entre leurs employés. C'est normal, pourrait-on penser, que des personnes centrées sur elles-mêmes et non converties trouvent difficile de s'entendre, mais que sûrement quand des personnes sont nées de nouveau, et devenues de nouvelles créatures en Christ, de tels problèmes ne devraient jamais surgir. Car, après tout, lorsque Dieu est le centre de sa vie et de son service, quelle place reste-t-il pour les petits problèmes qui assaillent les autres?
Mais, malheureusement, il est nul besoin de prouver que les chrétiens se tiraillent et se querellent, partout dans le monde. Certains ne s'adressent même plus la parole ; certains ne supportent pas la vue d'autres chrétiens. Le nom de Dieu continue à être méprisé dans le monde par la conduite de ces soi-disant croyants. Jésus a dit que le monde reconnaîtrait ses disciples au profond amour qu'ils auraient les uns pour les autres. Ceci s'est littéralement réalisé – en gros - pendant les deux premiers siècles de l'ère chrétienne. Le monde regardait alors les chrétiens avec étonnement et s'écriait : « Voyez comme les chrétiens s'aiment ! » Aujourd'hui, c'est une autre histoire et le monde dit souvent : « Voyez comme ces chrétiens se haïssent! »
La relation est, en effet, on ne peut plus importante. Les dons, les talents, les méthodes, les techniques, les programmes et les finances sont tous secondaires par rapport aux personnes et aux relations inter-personnelles. L'Eglise ne peut accomplir sa fonction ordonnée par Dieu pour être la lumière du monde que lorsque la communion fraternelle est réelle et vraie entre ses membres. De même un croyant seul ne peut devenir un ministre de vie pour les autres que lorsqu'il a appris à vivre selon la loi de l'amour avec ses frères chrétiens.
La Bible enseigne clairement et à répétition qu'aucun chrétien ne peut communier avec Dieu sans la communion avec d'autres croyants. On ne peut marcher avec Dieu si l'on ne marche pas dans l'amour avec son frère croyant. La croix sur laquelle Jésus est mort est faites de deux poutres : une verticale et une horizontale. Jésus est venu pour apporter la paix non seulement avec Dieu (verticalement) mais aussi entre homme et homme (horizontalement). Les relations verticales et horizontales vont de pair. On ne peut avoir la première si l'on met de côté la dernière.
Jean, l'apôtre de l'amour, a des mots très durs pour le dire. Une des évidences, dit-il, d'une conversion véritable est que l'homme commence à aimer ses frères chrétiens. Si un homme n'a pas cet amour, c'est une indication certaine que sa conversion n'est pas authentique et qu'il va vers une mort éternelle (1 Jean 3:14). La rectitude de la doctrine n'était pas le seul critère utilisé par les apôtres pour vérifier la position d'un homme par rapport à Dieu. Plus loin dans cette même lettre Jean dit que si un homme dit qu'il aime Dieu alors qu'il hait son frère, c'est un menteur. Prenez note! Le vrai qualificatif d'un tel homme n'est pas « croyant » mais « menteur ». La logique de Jean est sans conteste. Il dit que le frère est visible alors que Dieu est invisible. (1 Jean 4:20).
Comparez maintenant ceci avec l'expérience de la plupart des « croyants ». L'amour pour Dieu est généralement mesuré en termes d'activité dans l'œuvre chrétienne ou en termes de ressentis émotionnels vécus lors d'une assemblée. Ces derniers peuvent être très trompeurs. J'ai rencontré des croyants qui n'ont pas de communion fraternelle avec d'autres chrétiens, mais qui témoignent de « merveilleux temps de prière » et de « résultats étonnants dans le service.»
Comment peuvent-ils marcher avec Dieu quand ils n'ont même pas fait l'effort de de régler leurs différents avec les membres de la famille de Dieu ? Satan a sûrement aveuglé leur esprit à la vérité des Écritures!
Souvent, nous ne réalisons pas de quoi nous nous privons et nous coupant de la fraternité. La Bible nous dit que nous ne pouvons découvrir la largeur, la longueur, la profondeur et la hauteur de l'amour de Christ et être remplis de la plénitude de Dieu qu'avec « tous les saints »(Eph 3:17-19). Ce n'est que lorsque nous vivons la réalité de la communion fraternelle avec les croyants que Dieu nous met avec nous, que nous serons capables d'entrer dans une compréhension expérimentale de l'amour de Christ et de la plénitude de Dieu.
Celui qui se coupe d'un frère chrétien, se prive par là de l'expérience de l'amour et de la grâce de Christ qui auraient pu lui parvenir par cette personne. Quand nous ne vivons pas par la loi de l'amour, nous nous privons de certaines richesses de Christ et d'une partie de la plénitude de Dieu.
Traduction: Martha Ferrée
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