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Dans la lettre au messager de l’église d’Ephèse, Apocalypse 2 verset 1,Le Seigneur se décrit lui-même comme « Celui qui tient les sept étoiles dans sa main droite et marche au milieu des sept Eglises. » Le Seigneur marche toujours au milieu des Eglises, examinant tout qui s’y dit et se fait par chacun ; surtout par les messagers qu’il tient dans sa main. Il prend les mesures de tout, pas d’après les critères médiocres des chrétiens charnels, ni même d’après les Dix commandements, mais d’après le fil à plomb de la droiture divine.
Il exprime Son approbation et Son appréciation d’abord, avant de mettre le doigt sur les manquements (Apo 2 : 2).Telle est Sa nature divine. Le Seigneur cherche toujours d’abord ce qui bon, et exprime son appréciation avant de souligner ce qui a besoin d’être rectifié. La nature de l’homme cependant est plutôt autre. Il ne cherche pas d’abord ce qui est bon dans l’autre, mais ce qui est mauvais. L’homme est, par nature, lent à apprécier et très prompt à critiquer. Ce n’est qu’une des marques du poison de l’« accusateur des frères » qui est dans notre être (Apo 12 :10). Cependant, plus nous participons à la Nature divine, plus nous serons semblables à notre Seigneur. : prompts à apprécier et lents à critiquer.
Il est bon de suivre ce principe tout au long de la vie: « Je ne parlerai jamais d’un défaut à une personne en qui je n’ai pas encore trouvé un aspect à apprécier ». De suivre cette simple règle peut nous conduire vers des niveaux de divinité que nous n’avons jamais imaginés. Elle fera de nous une bénédiction bien plus grande dans l’église, et une personne bien moins désagréable pour les autres, que jusqu’à présent. Ce n’est que lorsque nous apprécions les autres que nous posons les fondations pour une critique constructive. Sinon nous ne faisons que de lui passer un savon. On ne peut écrire sur l’air avec de la craie. Il faut un tableau noir si l’on veut être lu. De même, l’expression d’une appréciation constitue un tableau noir sur lequel écrire et dire ce que l’on veut à l’autre « la vérité dans l’amour. » Ensuite, ce que nous avons à dire pourra être mieux accepté. L’appréciation et la réprimande sont tous deux des signes d’amour. Mais il faut commencer par l’appréciation. Remarquez comment Paul suit ce principe même quand il écrit aux chrétiens charnels de Corinthe (I Cor 1 : 4 à 10)
Le Seigneur loue le messager d’Ephèse pour son travail et sa persévérance et pour ses efforts pour protéger l’église des méchants. Sans doute s’est-il battu contre la mondanité pour l’empêcher d’entrer dans l’église. Non seulement cela mais il s’est efforcé de garder une doctrine ecclésiale pure. Il a éprouvé ceux qui se disaient apôtres mais qui ne l’étaient pas. Le messager de l’église d’Ephèse avait aussi souffert à cause du Non du Seigneur et ne s’était pas lassé (Apo 2 : 3) Quel homme merveilleux que ce messager, selon les critères de la plupart des croyants. Et que cette église d’Ephèse paraissait belle :une qui avait travaillé, persévéré, éloigné les méchants,préservé la pure doctrine et décelé les trompeurs, mettant l’accent sur la pureté de la vie et la pureté de la doctrine.
On aurait pu penser qu’une telle église avait tout ce que le Seigneur voulait y trouver. Mais hélas, ce n’était pas le cas. Il y manquait ce qu’Il cherchait en premier. Elle avait abandonné son premier amour:l’amour du Seigneur et l’amour des uns et des autres. (Apo 2 :4).Ce que le Seigneur leur dit ést essentiellement ceci : « Au sein de tout votre zèle et vos activités, vous m’avez perdu de vu, Moi. Vous avez perdu cette piété fervente que vous aviez autrefois pour Moi. Vous vous êtes gardés du mal et vous avez évité les erreurs de doctrine. Mais souvenez-vous avec quel ardeur vous m’aimiez quand vous vous êtes convertis et comment vous faisiez tout par amour pour Moi. Maintenant tout n’est plus que plate routine. Vous allez toujours aux assemblées, vous lisez la Bible et vous priez. Mais tout est devenu rituel.
L’église ici était devenue comme une femme qui autrefois servait son mari dans la joie par amour pour lui mais qui considère maintenant ces mêmes tâches comme des corvées : parce que le feu de l’amour avait disparu de son mariage. Dans les premiers temps elle attendait impatiemment que son mari rentre du bureau chaque soir. Mais plus maintenant. Elle lui est encore fidèle mais elle a perdu son premier amour. Que désire en premier un vrai mari de la part de sa femme ? Son amour ou son travail ? Sûrement son amour. C’est pareil avec le Seigneur. Il désire d’abord et en premier lieu, l’amour de notre cœur. Quand celui-ci a disparu, tout ce que nous faisons devient œuvre morte. Les bonnes œuvres deviennent œuvres mortes quand l’amour de Dieu n’est pas la force motrice qui les active. Les croyants ici avaient aussi perdu leur bel amour les uns pour les autres. Ils n’étaient plus capables de supporter réciproquement leurs faiblesses ni de passer sur leurs péchés. Leur messager avait perdu son premier amour : et petit à petit l’église aussi était devenu comme son messager. Ce n’était pas une petite erreur. C’était une grande chute : car, dit le Seigneur : « Souviens-toi donc d’où tu es tombé » (Apo 2 : 5).
Traduction: Martha Ferrée
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